lundi 24 septembre 2007

L'handicapé

De sa fenêtre, il regarde

Le ciel dans toutes ses couleurs

La lune, le soleil quand il se lève

Et quand il se couche

Il regarde les gens qui passent

Assis dans sa place

Hélas! Il ne se déplace

Que si on veuille bien

Le déplacer

Son regard lointain

Exprime sa tristesse sa solitude

Et sa lassitude pour la vie

Dans son malheur

Il pleure, il pleure

Il se révolte de son sort

Il sort de son silence

Il exprime ses maux par des mots

Des mots rudes, des mots durs, des mots crus

Il en a marre de peiner

Son passé et son futur

Sont synonymes

De douleurs de souffrance

De Silence oui

De silence car il ne s'exprime

Qu'avec un signe, de la main

De paupières

Il a le regard qui parle

Mais un cœur triste

Dans ses yeux sa beauté

Reflète son envie

Et son rêve de guérir, d'entendre

De parler de marcher de courir

De parcourir le monde entier

Mais, il est là tout seul

Cloué sur son fauteuil

Seulement

Il espère toujours, il attend

De guérir un jour !

Mais est là tout seul

Assis dans sa place!

Lahouaria Chérif

«Hommage à tous les malades»

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