
Mon père était un homme tout grand
Qui avait beaucoup de talent
A peine sévère
Il avait bon coeur
Ses belles mèches rebelles
Le vieillissaient
Pour sa soixantaine
Qu'il ne portait à peine
Mon père
Avec lui on avait toujours tort
C'est sa raison qui comptait d'abord
Mon père cet être intelligent
Qui nous racontait
Tous les soirs
Ce qu'il avait appris
Dans ses livres d'histoires
Mon père pensait souvent
Et quand il nous parlait
On ne le comprenait pas
Mon père avait laissé
Ses parents derrière lui
Dans un autre pays
Pour immigrer en France
Pays qu'il ne connaissait pas
Qu'il nous a fait aimer
Mon père avait besoin
Du soleil de notre pays
Qu'il aimait si fort
Un jour, il n'est plus retourné
Avec nous
Il est mort, dans les bras
De son Algérie
C'était son voeux à lui.
Lahouaria Chérif



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